En général, le prix d’une assurance habitation, condo ou locataire peut augmenter si vous ou une personne de votre ménage fumez. En moyenne, les fumeurs peuvent payer de 5 % à 20 % de plus pour leur assurance habitation, selon l’assureur et le profil de risque.
La principale raison est simple : le risque. Le tabagisme augmente les risques de réclamations liées à un incendie, qui font partie des réclamations d’assurance habitation les plus coûteuses et les plus évitables au Canada. En raison de ce risque, les assureurs ajustent habituellement leurs tarifs, surtout si vous fumez régulièrement ou à l’intérieur de votre domicile.
Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi le tabagisme peut avoir une incidence sur le prix de votre assurance habitation, ainsi que les autres principaux facteurs qui influencent votre prime.
Les points clés
Au Canada, le tabagisme peut faire augmenter votre prime d’assurance habitation, puisqu’il accroît le risque de réclamations liées à un incendie. Ce n’est toutefois pas une pénalité automatique : les assureurs tiennent compte de ce facteur en même temps que d’autres éléments, comme l’emplacement, l’état et les caractéristiques de sécurité de votre habitation.
Pourquoi le tabagisme influence-t-il le risque en assurance habitation ?
Du point de vue d’un assureur, le tabagisme représente un risque d’incendie, puisqu’il ajoute une source de danger à l’intérieur de l’habitation. Dès qu’une flamme nue ou une source de chaleur est en cause, même une simple cigarette, le risque d’incendie accidentel augmente.
Les assureurs sont généralement attentifs aux situations suivantes :
- Des cigarettes ou des cendres qui ne sont pas complètement éteintes
- Des cigarettes allumées laissées sans surveillance, même pour un court moment
- Des braises qui entrent en contact avec des matières inflammables, comme la literie, les meubles rembourrés ou les déchets
Même un incident en apparence mineur peut causer des dommages matériels importants et mener à une réclamation d’assurance habitation. Au-delà du risque d’incendie, le tabagisme peut aussi entraîner d’autres problèmes dont les assureurs tiennent compte, comme les odeurs de fumée persistantes, les dommages causés par la fumée ou une usure plus rapide de certaines surfaces au fil du temps. Ces éléments peuvent sembler secondaires, mais ils peuvent tout de même avoir une incidence sur l’état général de votre habitation et sur son assurabilité.
En termes simples, le tabagisme augmente le niveau de risque. Plus le risque est élevé, plus la probabilité d’une réclamation augmente, tout comme les coûts que l’assureur pourrait devoir assumer. C’est pourquoi ce risque supplémentaire peut se refléter dans le prix de votre assurance habitation.
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Les fumeurs paient-ils vraiment plus cher pour leur assurance habitation au Canada ?
Oui, mais pas dans tous les cas. Le tabagisme est considéré comme un facteur de risque, et non comme une pénalité automatique. « Il n’existe pas de surprime fixe pour les fumeurs », explique Channelle Côté, courtière titulaire d’un permis de l’AMF et de RIBO chez YouSet. « Les assureurs évaluent l’ensemble du dossier, et le tabagisme n’est qu’un facteur parmi d’autres pouvant influencer votre prime. »
N’oubliez pas que le prix d’une assurance habitation dépend de nombreux facteurs, notamment :
- L’emplacement de votre habitation, y compris le risque de vol, le taux de criminalité et la proximité d’une caserne de pompiers
- Le type de propriété, comme un duplex, une maison ou un condo
- La valeur de votre habitation et son coût de reconstruction
- L’âge et l’état de votre habitation
- Les matériaux de construction, comme la brique ou le bois
- Vos antécédents d’assurance
- Les limites de couverture et la franchise
- Les dispositifs de sécurité, comme les détecteurs de fumée et les systèmes d’alarme
Au bout du compte, l’incidence du tabagisme sur votre prime dépendra de l’assureur, de la propriété et de votre situation personnelle.
Qu’est-ce qu’un « fumeur » aux fins de l’assurance ?
En assurance, le terme « fumeur » est souvent plus large qu’on pourrait le croire. En général, une personne peut être considérée comme fumeuse si elle :
- Consomme des cigarettes, des cigares ou d’autres produits du tabac
- Vit dans un ménage où une personne fume, même si elle n’est pas la personne titulaire de la police
- Fume régulièrement dans la propriété assurée ou à proximité, et non seulement à l’occasion
Du point de vue de l’assureur, ce qui compte surtout, c’est le niveau d’exposition au risque dans l’habitation. Par exemple, même si vous ne fumez pas vous-même, le fait de vivre avec une personne qui fume peut augmenter le risque d’un incident lié à un incendie.
Les assureurs peuvent aussi poser des questions sur d’autres formes de fumée ou d’inhalation à l’intérieur de l’habitation, comme la consommation de cannabis ou le vapotage, puisque ces habitudes peuvent présenter des risques d’incendie semblables.
Pouvez-vous économiser sur votre assurance habitation en arrêtant de fumer ?
Si plus personne ne fume dans votre ménage, votre habitation pourrait être considérée comme moins risquée, surtout en ce qui concerne les incendies. Une fois ce risque éliminé, certains assureurs pourraient réévaluer votre profil et classer votre habitation comme non-fumeur, ce qui pourrait vous donner accès à une tarification plus avantageuse au moment du renouvellement.
Cela dit, l’effet sur votre prime ne sera pas toujours important. Comme les primes sont calculées à partir de plusieurs facteurs, arrêter de fumer ne fera pas nécessairement baisser votre prime de façon marquée ou immédiate. Par contre, cela peut améliorer votre profil de risque global, ce qui pourrait se traduire par une meilleure tarification ou une admissibilité accrue à certains rabais au fil du temps.