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Même les conducteurs les plus prudents peuvent avoir un accrochage. Même après des années d’expérience au volant, une circulation au ralenti, un stationnement étroit ou un arrêt brusque à une intersection peuvent suffire à provoquer une collision mineure. Ces accidents à basse vitesse sont fréquents et surviennent souvent au moment où on s’y attend le moins.
Si vous venez d’avoir un accrochage, vous ne savez peut-être pas quoi faire ensuite. Dans ce guide, nous vous expliquons clairement les étapes à suivre après un accrochage, les erreurs courantes à éviter et le moment où vous devriez déclarer l’accident à votre assureur.
Les points clés
Si vous avez eu un accrochage, gardez votre calme et suivez ces étapes :
- Vérifiez s’il y a des blessés
- Assurez-vous que les lieux sont sécuritaires
- Déplacez votre véhicule sur le côté de la route
- Évaluez les dommages
- Appelez la police, au besoin
- Échangez vos renseignements avec l’autre conducteur
- Parlez aux témoins
- Documentez les lieux et les dommages
- Communiquez avec votre assureur
Qu’est-ce qu’un accrochage ?
Un accrochage est une collision mineure entre deux véhicules à basse vitesse qui ne cause ni blessures graves ni dommages importants. Ce genre d’incident se produit souvent dans des situations comme une circulation au ralenti, un stationnement ou une intersection. Comme l’impact est habituellement léger, les dommages se limitent souvent à de petites bosses, des égratignures ou des dommages au pare-chocs.
Parmi les exemples courants, on peut penser à un véhicule qui en touche un autre en reculant d’une place de stationnement ou à un léger impact avec une autre voiture à un arrêt obligatoire. Après un accrochage, il est généralement possible de reprendre la route, mais seulement après avoir vérifié que tout le monde est en sécurité et échangé vos renseignements avec l’autre conducteur.
Quoi faire après un accrochage
Même si la situation peut être stressante sur le coup, gardez votre calme et suivez ces étapes pour bien gérer un accrochage et vous protéger si vous devez présenter une réclamation d’assurance :
- Vérifiez s’il y a des blessés
- Assurez-vous que les lieux sont sécuritaires
- Déplacez votre véhicule sur le côté de la route
- Évaluez les dommages
- Appelez la police, au besoin
- Échangez vos renseignements avec l’autre conducteur
- Parlez aux témoins
- Documentez les lieux et les dommages
- Communiquez avec votre assureur
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Étape 1 : Vérifiez s’il y a des blessés
Votre priorité doit toujours être la sécurité. Vérifiez votre état, celui de l’autre conducteur, ainsi que celui des passagers ou des piétons concernés, afin de voir s’il y a des blessés. Si quelqu’un est blessé, composez immédiatement le 911. Même lors d’une collision à basse vitesse, des blessures comme le coup de fouet cervical peuvent survenir.
Étape 2 : Assurez-vous que les lieux sont sécuritaires
Prenez ensuite un moment pour évaluer la situation autour de vous. Vérifiez s’il y a de la circulation, des fuites de liquide ou tout autre danger qui pourrait rendre les lieux risqués. Si les véhicules bloquent la circulation, allumez vos feux de détresse afin que les autres automobilistes puissent bien vous voir.
Étape 3 : Déplacez votre véhicule sur le côté de la route
Si les lieux sont sécuritaires et que votre véhicule peut encore rouler, déplacez-le vers l’accotement afin d’éviter d’autres accidents et de ne pas bloquer la circulation. Si ce n’est pas possible, allumez vos feux de détresse, placez des triangles de signalisation ou des cônes autour de votre véhicule et restez à proximité, dans un endroit sécuritaire.
Étape 4 : Évaluez les dommages
Jetez un coup d’œil rapide aux véhicules impliqués et évaluez les dommages. Parmi les dommages mineurs les plus courants lors d’un accrochage, on retrouve notamment :
- des bosses et des égratignures
- des fuites sous le véhicule
- des dommages aux phares ou aux feux arrière
- des panneaux ou des pare-chocs mal alignés
Assurez-vous que votre véhicule semble encore sécuritaire et en état de rouler, puis déterminez si les dommages paraissent mineurs ou plus importants.
Étape 5 : Appelez la police, au besoin
Dans bien des accidents mineurs, il n’est pas nécessaire de faire intervenir la police. Vous devriez toutefois l’appeler si quelqu’un est blessé, si les dommages sont importants ou si l’autre conducteur agit de façon suspecte ou refuse de collaborer.
Cela dit, les règles peuvent varier d’une province à l’autre. En Ontario, par exemple, vous devez appeler la police dans les cas suivants :
- les dommages à l’ensemble des véhicules semblent dépasser 5 000 $
- vous soupçonnez qu’un des conducteurs impliqués est sous l’influence de l’alcool ou de la drogue
- il y a des blessés
Étape 6 : Échangez vos renseignements avec l’autre conducteur
Échanger vos renseignements avec l’autre conducteur sur les lieux de l’accident vous facilitera grandement la tâche si vous devez présenter une réclamation d’assurance auto par la suite. Assurez-vous d’échanger les renseignements suivants :
- le nom complet, le numéro de permis de conduire et les coordonnées de chaque conducteur impliqué
- le nom et l’adresse du propriétaire immatriculé de chaque véhicule, tels qu’ils figurent sur le certificat d’immatriculation
- la marque, le modèle et le numéro de plaque d’immatriculation de tous les véhicules impliqués dans l’accident
- le nom de la compagnie d’assurance et le numéro de police de chaque conducteur
Étape 7 : Parlez aux témoins
Si des personnes ont été témoins de l’accident, demandez-leur leurs coordonnées. Elles peuvent aider à clarifier ce qui s’est passé s’il y a plus tard un désaccord sur les circonstances de la collision. Même une brève déclaration peut être utile si vous décidez de présenter une réclamation d’assurance pour les dommages causés par l’accrochage.
Étape 8 : Documentez les lieux et les dommages
Documentez ce qui s’est passé, dans la mesure où il est sécuritaire de le faire. Prenez des photos et des vidéos des dommages, des véhicules impliqués, des plaques d’immatriculation et des alentours. Notez l’heure, la date, l’endroit et toute condition routière qui pourrait avoir contribué à l’accident. Il peut aussi être utile d’utiliser une fiche d’accident pour consigner tous les renseignements importants pendant qu’ils sont encore frais dans votre mémoire.
Étape 9 : Communiquez avec votre assureur
Une fois que vous avez quitté les lieux, communiquez avec votre assureur pour déclarer l’accident. Même si l’autre conducteur était responsable ou que les dommages semblent mineurs, le fait d’aviser votre assureur permet de bien documenter l’incident. Il pourra aussi vous guider dans les prochaines étapes si une réclamation doit être présentée.
Ce qu’il ne faut pas faire lors d’un accrochage
Après un accident mineur, il est tout aussi important de savoir quoi éviter. En évitant certaines erreurs courantes, vous réduisez le risque de complications :
- Quitter les lieux : Quitter les lieux d’un accident, même mineur, peut entraîner des conséquences juridiques. Vous devez vous arrêter, vous assurer que tout le monde est en sécurité et échanger vos renseignements avec l’autre conducteur avant de repartir.
- Laisser votre véhicule au milieu de la circulation : Si votre véhicule peut encore rouler, ne le laissez pas bloquer la circulation. Déplacez-le sur le côté de la route, dans un stationnement à proximité ou dans un autre endroit sécuritaire afin de réduire le risque d’un autre accident.
- Omettre d’échanger vos renseignements : Même si les dommages semblent minimes, vous devriez quand même échanger vos renseignements avec l’autre conducteur. Avoir les bons renseignements vous permettra de présenter une réclamation d’assurance plus tard si des dommages cachés ou des blessures apparaissent.


